Bravo à tous! Vous êtes tous revenus entiers malgré les assauts des insectes piqueurs des plus coriaces

Samedi matin, nous laissons, les voitures à l'orée du bois. Armés de nos paniers de cueillette, le sac bien rempli, nous prenons la route direction la cabane du Champ Bernard. Première étape, le barrage des castors. Quelle impressionnante entreprise! Tout au long du chemin, nous découvrons diverses plantes comestibles et nous constituons la liste des courses pour le repas du soir.

IMG_1051.JPGPremier arrêt cueillette, les paniers se remplissent d'oseille sauvage, de jeunes feuilles de plantain (pas toujours assez jeunes d'ailleurs), de fleurs de trèfles, d'aegopdes à la saveur de carottes, de berce commune (à distinguer de sa cousine caucasienne), de fleurs d'aubépine,...

Nous continuons notre chemin, dans une forêt ombragée et mystérieuse. Nous n'avons rencontré personne sur les sentiers. Pause pique-nique dans une pessière, déjà nous l'agrémentons de nos cueillettes. Elles constituent en effet un salade peu commune. Nous sautons au dessus des ruisseaux, nous esquivons les attaques de tiques. Seul Romain à défier la consigne du pantalon et découvre la merveilleuse invention de la pince à tiques. Aux Six Chenons nous pouvons admirer l'élégance des chevaux, dernière trace de civilisation, puis nous replongeons dans la forêt où nous complétons nos cueillettes par des crosses de fougère aigle, des fleurs de vesce et de l'angélique.

Nous arrivons au lieux de campement. Après une petite pause-apéro avec les reste du pique-nique et une liqueur de chêne, nous nous mettons au travail : montage des tentes, préparation des cueillettes, du feu et cuisine sauvageonne. Au menu : chapatis aux herbes, purée de plantain, salade folle de forêt avec berce, vesces, angélique, aegopodes, trèfle,... et soupe d'oseille. Quelques pommes de terre et saucisses vienne compléter ce repas. Nous préparons aussi le repas pour le lendemain matin et midi. Pfff, le repas à la belle étoile et la soirée autour du feu sont bien mérités Pas de doute.

Réveil matinal aux chants des oiseaux, cuisson des brioches au bâton et petit déjeuner. Nous avons aménager une salle d'eau à côté de l'ancien four à pain, le ruisseau était trop acrobatique.

Départ en douceur. Nous croisons la route d'un cerf. Après avoir traversé le ruisseau Saint-Jean, nous montons jusqu'au Saut Thibault. D'après la légende, Thibault le contrebandier acculés par le gendarmes en aurait sauté. Nous veillons à ne pas suivre son exemple et continuons sur le sentier. Le chemin est bien escarpé et nous atteignons notre aire de pique-nique avec un certain espoir de s'y reposer un peu. Seulement les mouchettes sauvages du pays en ont décidé autrement, indifférentes aux hectolitres de citronnelle dont nous sommes badigeonnés elles nous assaillent en rang serré. Pas de sieste cette fois...

La suite et bien d'autres choses sur notre album Picasa...